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A la découverte de NUTRITHERAGENE, vers le développement de la thérapie génique dans le traitement du cancer

A la découverte de NUTRITHERAGENE, vers le développement de la thérapie génique dans le traitement du cancer

publié le 12 novembre 2020

L’Auvergne, comme d’autres territoires, regorge d’entreprises novatrices, audacieuses, initiatrices de nouvelles dynamiques, voire, de savoir-faire uniques au monde. Depuis 1999, Busi, précurseur des incubateurs d’entreprises innovantes liées à la recherche publique, a accompagné plus de 300 créateurs - chercheurs, docteurs, ingénieurs, techniciens ou étudiants –, qui ont donné naissance à une centaine de start-up focalisées sur des enjeux d’avenir.
 
Chaque semaine, plongez dans l’univers d’une start-up innovante, que ce soit dans le domaine de la santé, des biotechnologies, du numérique ou de la robotique…
 
Aujourd’hui, rencontre avec les fondateurs de NUTRITHERAGENE, Alain Bruhat, Pierre Fafournoux, Pierre Verrelle et Damien Salauze, qui ont mis au point un système qui pourrait permettre d’accélérer le développement de traitements par thérapie génique notamment dans le domaine du traitement du cancer.
 
& Retrouvez d’autres portraits sur le site de Busi, en cliquant ici
 
« Transformer les idées, construire les entreprises, depuis 1999, le premier incubateur en France. »
 
NUTRITHERAGENE
ALAIN BRUHAT, PIERRE FAFOURNOUX, PIERRE VERRELLE & DAMIEN SALAUZE 
 
‘‘Nous ouvrons des portes dans des impasses thérapeutiques majeures’’
 
Deux chercheurs, un médecin, un entrepreneur, le quatuor fondateur de Nutritheragene renoue avec la grande tradition de la start-up : changer le monde. Pour eux, notamment, le traitement de certains cancers incurables. Pierre Fafournoux, PhD, directeur de recherche au CNRS ; Alain Bruhat, PhD, directeur de recherche en nutrition humaine à l’INRAe ; Pierre Verrelle, MD-PhD, professeur à la Faculté de Médecine de Clermont-Ferrand et à l’Institut Curie ; tous trois ont convaincu Damien Salauze - au double cursus santé-business - de venir présider au développement de Nutritheragene. Créée en mai 2019, la start up développe un système d’expression génique qui pourrait permettre d’accélérer le développement de traitements par thérapie génique, notamment dans le domaine du traitement du cancer. Une innovation fruit de plus de vingt ans de recherche au sein de l’Unité de Nutrition Humaine de l’INRAe, et de l’Université Clermont Auvergne dans le domaine de la nutrition et de l’étude de l’homéostasie des acides aminés et des protéines. Au palmarès 2018 du prestigieux concours i-Lab (avec le Grand Prix du Jury), la start-up n’est pour eux « qu’un moyen, le véhicule permettant d’arriver au résultat ». Entretien croisé avec Pierre Faforunoux, Alain Bruhat et Pierre Verrelle.
 
« C’est parce que nous croyons que cette technologie pourra être largement utilisée dans le monde médical que nous nous sommes lancés. Notre start-up s’appuie sur vingt ans de recherches fondamentales. Les rencontres ont fait le reste : les bonnes personnes, le croisement avec la recherche clinique. Nous conservons tous nos métiers respectifs de médecin ou de scientifique ; notre métier est fondé sur le doute, il est permanent, donc les incertitudes autour de la création d’entreprise amplifient naturellement les angoisses… Nous avons la chance de porter des casquettes complémentaires, nous sommes une vraie équipe, et notre motivation n’est pas tant de monter une entreprise que d’arriver à pousser cette découverte jusqu’au traitement d’impact thérapeutique, particulièrement en cancérologie ; le moteur principal est ici. La start-up est un moyen, c’est le véhicule pour transporter tout cela, nous avons un CEO qui se charge du pilotage.
 
Notre feuille de route est respectée pour l’instant, nous avons réalisé les expériences scientifiques nécessaires ; nous avons levé de l’argent aussi, nous avons beaucoup appris de ce côté-là. BUSI nous a vraiment pris par la main, sur les plans juridiques et financiers ; le rôle de l’incubateur pour développer des projets qui viennent de la recherche publique est capital. L’accompagnement est psychologique aussi : Isabelle Mounier a su nous rassurer, dans le fameux doute permanent évoqué plus haut. Nous avons pris conscience du potentiel de nos travaux, et c’est le meilleur conseil qu’on peut donner à un entrepreneur qui démarre: la valeur de l’idée, le fait d’y croire, une équipe soudée, fiable et complémentaire. Nous sommes spécialistes en nutrition, et nos recherches nous ont portés très loin, vers des applications médicales : la thérapie génique, qui consiste à faire pénétrer des gènes médicaments dans les cellules ou les tissus d’un individu pour traiter une maladie. Nous avons fait une découverte par sérendipité, en cherchant autre chose… Notre gène médicament va s’exprimer dans une tumeur par exemple, en tuant les cellules. Mais le gène médicament a un principe actif, donc potentiellement des effets secondaires qu’il faut pouvoir maitriser. Il faut pouvoir contrôler très précisément l’expression du gène : c’est le principe de notre innovation. Nous pouvons injecter un gène éteint au malade, ciblant un tissu particulier, et l’allumer au moyen d’un stress nutritionnel. On peut régler parfaitement l’expression du gène médicament, et donc son effet… C’est une technologie plateforme qui peut être utilisée sur le cancer – nous travaillons sur les preuves de concept - et sur d’autres pathologies : neuro- dégénératives, ophtalmologie… Réguler l’activité d’un transgène utilisé comme gène médicament est une vraie rupture technologique. Nos levées de fond permettent de réaliser les preuves de concept sur l’animal, nous souhaitons aller vers de l’essai pré-clinique assez rapidement. Notre modèle économique est de conclure un accord avec un grand groupe pharmaceutique pour les études cliniques, le développement et l’utilisation future.
 
‘‘Nous avons fait une découverte par sérendipité, en cherchant autre chose’’
 
‘‘Nous ouvrons des portes dans des impasses thérapeutiques majeures, notamment dans certaines tumeurs cérébrales ou colo-rectales ; ce ne sera pas un complément de traitement, mais un traitement complet. Au-delà du cancer, nous allons développer d’autres applications. Un pur produit de la recherche fondamentale trouve donc potentiellement des applications ; nous allons pouvoir soigner des gens aujourd’hui incurables’’
 

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